Dégustation d’un canard au sang (canard à la rouennaise)

Invités par un de nos amis, Maître Canardier et Professeur au lycée hotelier de Canteleu (près de Rouen), nous avons partagé ce moment fort de la préparation du canard rouennais au sang. Rouennaise d’origine, j’avais déjà eu le plaisir de déguster cette spécialité régionale, dans le restaurant de son fondateur, Michel Guéret.

Ce rite, qui représente notre patrimoine normand et s’est propagé dans le monde entier, a été commenté par Mr Corlay, Président des Canardiers. Le résultat est un immense bonheur pour nos yeux et nos papilles ! Bonne dégustation !

Principes de base :

– le caneton doit être étouffé (il ne souffre pas et cela permet de garder son sang)
– il doit être cuit saignant :

– les aiguilettes sont levées (par Marcel, au milieu), les abats réservés et les cuisses roulées dans la moutarde et pânées :

– La sauce de base est une sauce bordelaise :


– La carcasse du canard est pressée dans la presse (en métal argenté car l’argent massif n’est pas une matière assez dure. Provenance : Maison Christophle, sur commande – Pour info ! ) :


– et le sang extrait :


– la sauce est liée avec une préparation :


et surtout, avec le sang extrait du canard :


Les assiettes sont enfin dressées :

Il ne reste plus qu’à déguster !

Plus d’informations sur le site de l’Ordre des Canardiers

L’abbaye de Jumièges

A environ 1 heure de la côte, se dresse l’Abbaye de Jumièges (qui comprend 1 église et 1 abbaye !), sur les bords de Seine.
Fondée en 654, cette magnifique abbaye bénédictine a subi grandeur/déclin (détruite par les vikings au IXè siècle)/métamorphose. Le site a gardé toute sa dimension grace à sa conservation à l’état de ruines !

Voici quelques photos de la “plus belle ruine de France”, prises un dimanche de septembre :

Abbatiale Notre-Dame : les 2 tours, hautes de 46 m, sont de magnifiques exemples de l’art roman normand du XIè siècle :

La nef, avec ses arcades, baies triples et fenêtes hautes. Elle était couverte d’un toit en charpente, comme la pluplart des églises normandes :


L’Eglise Saint-Pierre était réservé aux moines. C’est à cet endroit que l’on peut admirer les vestiges les plus anciens de l’abbaye :

La porterie, abrite l’accueil et les salles d’exposition. Porche du XIVè siècle, batiment remonté à la fin du XIXè siècle dans le pur style néogothique :